Marguerite Bourgeoys était une religieuse française qui a quitté sa terre natale, poussée par sa vocation à servir les Autochtones et les colons du fort de Ville-Marie, où elle s’est consacrée à l’éducation des filles et des femmes pauvres. Pour sa contribution, l’Église catholique l’a canonisée en 1982, faisant d’elle la première sainte du Canada. Pour en savoir plus, consultez montrealski.
Jeunesse
Marguerite Bourgeoys est née le 17 avril 1620 dans une famille nombreuse, sixième de douze enfants. Elle a grandi dans la ville française de Troyes. Dans sa jeunesse, elle a décidé de rejoindre un ordre religieux local qui se consacrait à l’éducation des filles n’ayant pas la possibilité d’étudier dans un couvent. Cet ordre était dirigé par la sœur de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, qui était alors gouverneur de la nouvelle colonie de Ville-Marie (l’ancien nom de Montréal). C’est elle qui a recommandé Marguerite au gouverneur pour fonder et diriger une école à Ville-Marie.
La construction de la chapelle
En 1653, Marguerite Bourgeoys est arrivée au Canada. La population de la colonie s’élevait alors à 200 personnes. Quatre ans plus tard, elle a organisé un groupe de bâtisseurs pour ériger la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, située à l’extérieur des murs du fort. Cependant, la construction ne fut achevée qu’en 1678. En 1754, la chapelle a été endommagée par un incendie et a été entièrement reconstruite en 1771, acquérant l’apparence qu’on lui connaît aujourd’hui. Bien qu’elle ait perdu son aspect originel, la chapelle fondée par Marguerite se dresse toujours au même endroit, dans le quartier du Vieux-Montréal.
La création de l’école
Bien que Marguerite ait été invitée à Ville-Marie pour développer l’éducation, elle a constaté à son arrivée que très peu d’enfants survivaient jusqu’à l’âge scolaire. Elle a donc commencé à travailler comme infirmière dans le seul hôpital de la colonie, aidant l’éminente Jeanne Mance à réduire le taux de mortalité. La contribution de Marguerite a considérablement aidé à augmenter le nombre d’enfants à Ville-Marie.
En 1658, le gouverneur a offert à Marguerite une étable en pierre où elle pouvait donner des leçons de religion, de lecture, d’écriture et de calcul à ses élèves. De plus, on enseignait aux filles comment tenir un ménage et s’occuper des enfants, afin de les préparer à leur futur rôle de mère et d’épouse. Au deuxième étage de l’étable, Marguerite a aménagé son propre logement. Cinq ans plus tard, au même endroit, la religieuse a construit la première véritable école pour filles. Son approche pédagogique se distinguait par le fait qu’elle considérait inacceptable d’infliger des châtiments corporels à ses élèves. Des petits ateliers étaient également attenants aux écoles, où les femmes ordinaires pouvaient acquérir des compétences leur permettant de gagner leur vie.
Bientôt, Marguerite a compris que la colonie avait besoin de plus d’enseignantes. Elle est donc partie en France pour recruter des religieuses pour sa nouvelle école. Il s’agissait de jeunes femmes, pour la plupart issues de familles pauvres ou orphelines. On leur cherchait des maris aisés à Ville-Marie, ce qui leur donnait une chance d’avoir une vie meilleure. Avec Marguerite, elles appartenaient à la Congrégation de Notre-Dame, menant une vie religieuse, priant et mangeant ensemble. Au fil du temps, le nombre de sœurs n’a cessé d’augmenter, ce qui a permis d’étendre leurs activités à d’autres villes et villages de la colonie.
De plus, Marguerite a également recruté de jeunes filles locales pour développer plus activement l’éducation dans la région. Celles-ci ont commencé à enseigner dans les paroisses rurales.
Grâce aux efforts de la religieuse, qui a abordé la question de l’éducation avec tant de soin, Marguerite Bourgeoys est considérée comme la fondatrice de l’éducation française à Montréal.
En 1676, des notables locaux se sont adressés à Marguerite Bourgeoys. Ils souhaitaient qu’il y ait aussi des écoles pour leurs filles à Montréal, afin qu’elles n’aient pas à quitter leur ville natale pour s’instruire. Marguerite et ses sœurs ont donc fondé un pensionnat pour les filles de familles aisées. Cependant, elle a toujours accordé la priorité à l’aide aux pauvres et aux démunis.
En 1669, l’espace venait à manquer pour toutes les sœurs et le personnel de l’école, et il fut décidé de construire une annexe pour la nouvelle maison mère. La construction fut achevée en 1673. Dix ans plus tard, ce bâtiment fut détruit par un incendie, et Marguerite fit construire une nouvelle maison mère appelée « Maison sur le haut » sur la rue Notre-Dame. En 1698, les sœurs prononcèrent leurs vœux et devinrent une communauté reconnue de religieuses non cloîtrées.
Décès et commémoration
En 1683, Marguerite Bourgeoys a pris sa retraite, mais elle a continué à exercer les fonctions de supérieure de la Congrégation pendant encore dix ans. La religieuse a passé les dernières années de sa vie à prier et à écrire son autobiographie. Elle est décédée à Montréal le 12 janvier 1700. Pour sa contribution au développement de Ville-Marie – la construction de la ville, le développement de l’économie locale, la création d’écoles pour les enfants et l’aide aux pauvres – Marguerite a été surnommée la « Mère de la colonie ».
Selon certaines traditions, Marguerite aurait offert sa vie pour sauver une jeune religieuse gravement malade. Elle aurait prié longuement et avec ferveur jusqu’à ce que la jeune fille guérisse, tandis qu’elle-même tombait gravement malade et décédait peu après. Après sa mort, le couvent a organisé un service commémoratif ouvert à tous. Les effets personnels de Marguerite sont devenus des reliques spirituelles.
En 1982, le pape Jean-Paul II a canonisé Marguerite Bourgeoys, faisant d’elle la première sainte canadienne.
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