L’actrice canadienne Geneviève Bujold de Montréal et son rôle le plus célèbre de la reine Anne Boleyn

Née à Montréal, Geneviève Bujold est devenue célèbre en tant qu’actrice canadienne talentueuse et magnifique. Elle a remporté de nombreux prix et récompenses, mais le public se souvient surtout d’elle pour son rôle de la reine Anne Boleyn. Montrealski vous en dit plus sur cette célèbre native de Montréal.

Les premiers pas d’une actrice

Geneviève Bujold est née le 1er juillet 1942 à Montréal, au sein d’une famille ouvrière franco-canadienne aux revenus modestes, ce qui peut surprendre au vu de sa réussite. Son père était chauffeur d’autobus, et ses parents étaient de fervents catholiques. Geneviève a reçu une éducation stricte à l’école du couvent d’Hochelaga à Montréal. Elle se souvient de cette période comme d’un temps où, appréciant la solitude, elle allait prier à la chapelle même pendant les récréations. Malgré cela, la jeune fille cherchait par tous les moyens à gagner sa liberté. Elle y est parvenue lorsqu’elle a été renvoyée en dernière année pour avoir lu un livre « interdit », c’est-à-dire un ouvrage qui ne provenait pas de la bibliothèque du couvent.

Jusqu’à l’âge de 18 ans, elle ne parlait que français, mais elle a ensuite appris l’anglais. Dès son plus jeune âge, elle était attirée par le cinéma et le théâtre. Pour pouvoir intégrer le département d’art dramatique du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, elle a dû accepter des petits boulots. C’est ainsi que la future célébrité a travaillé un temps comme ouvreuse dans un cinéma de Montréal.

Débuts au cinéma

Dès 1962, Geneviève a commencé à jouer au théâtre, puis à la radio et à la télévision. Parallèlement, elle a fait ses débuts au cinéma. Son premier film, « Amanita Pestilens » (1963), était un drame insolite sur un homme obsédé par son jardin. Sa véritable percée est venue avec son rôle dans « La guerre est finie » d’Alain Resnais, où elle donnait la réplique à Yves Montand.

Forte de ce premier succès, l’actrice s’est installée en France, où elle a travaillé avec des réalisateurs déjà célèbres à l’époque, comme Louis Malle et Philippe de Broca.

Parmi ses œuvres plus récentes, on peut citer « Still Mine » (2013), « La Légende de Sarila » (2014) et « Chorus » (2015).

L’actrice a confié qu’une carrière se construit sur des « oui » et des « non », et qu’elle a dû refuser de tourner dans certains films qui ne lui correspondaient pas.

Anne Boleyn

Le public continue d’associer l’actrice à son rôle de la reine Anne Boleyn dans le film historique de Charles Jarrott, « Anne des mille jours » (Anne of the Thousand Days). C’est pour ce rôle qu’elle a reçu plusieurs récompenses, ainsi qu’une nomination aux Oscars.

Dans le film, Anne, sœur de la favorite du roi, Mary Boleyn, revient de France. Belle et spirituelle, elle est promise en mariage. Mais le roi Henri VIII décide d’en faire sa maîtresse et rompt ses fiançailles. Anne repousse les avances du roi, malgré son pouvoir et la peur du châtiment. La famille Boleyn est couverte d’honneurs, mais Anne est déterminée à devenir l’épouse légitime du roi. Le 1er juin 1533, son vœu est exaucé : elle est couronnée reine d’Angleterre.

Anne donne au roi une fille, Élisabeth, après quoi Henri commence à se montrer plus distant. Le cœur et l’esprit du roi sont bientôt captivés par une nouvelle dame de compagnie, Lady Jane Seymour. Pendant ce temps, la reine Anne fait tout son possible pour que sa fille Élisabeth soit proclamée héritière légitime du trône.

Plus tard, Anne donne naissance à un fils mort-né. Le roi, définitivement déçu, cherche à se débarrasser de la reine. Elle est accusée de multiples adultères, de sorcellerie et d’inceste. Tous les accusés, y compris son frère George Boleyn, sont reconnus coupables. Le roi propose à Anne d’annuler leur mariage en échange de la vie et de la liberté. Elle refuse catégoriquement, car cela priverait sa fille de son droit à la couronne.

Le 19 mai 1536, la reine Anne affronte la mort avec dignité sur l’échafaud. Le roi, quant à lui, part tranquillement rejoindre sa nouvelle favorite. Au même moment, la jeune Élisabeth joue dans le jardin, tandis qu’on entend la voix d’Anne en off :

« Élisabeth deviendra la plus grande des reines. Ma fille sera reine d’Angleterre, et mon sang n’aura pas été versé en vain. »

Geneviève Bujold a livré une performance éblouissante dans le rôle d’Anne, qui est devenu un tournant majeur dans sa carrière d’actrice. Elle a remporté le Golden Globe de la meilleure actrice pour son rôle dans « Anne des mille jours » et a également été nominée à l’Oscar de la meilleure actrice.

Vie personnelle

À la fin des années 1960, Geneviève Bujold est revenue au Canada en tant que star. C’est à cette époque qu’elle s’est mariée pour la première fois avec le réalisateur Paul Almond. Sa vie personnelle n’a pas entravé sa carrière, et elle a continué à tourner activement. Le couple a divorcé en 1973. Plus tard, elle a eu une relation avec Dennis Hastings.

Elle a souvent déclaré que la maternité avait une valeur particulière pour elle. Après la naissance de ses enfants, Geneviève était convaincue qu’elle ne tournerait plus jamais, une pensée qui, selon elle, lui revenait après chaque film. Elle est devenue mère à deux reprises, donnant naissance à ses fils, Matthew James Almond et Emmanuel Hastings.

Ainsi, cette actrice franco-canadienne douce et équilibrée, qui a débuté sur les scènes de Québec et de Montréal avant de conquérir le cinéma français, est devenue l’une des stars les plus demandées des années 1970.

Geneviève Bujold s’est installée à Malibu, en Californie. Elle continue de tourner, privilégiant toutefois les productions à petit budget. Elle reste une star de renommée internationale, qui fut nominée aux Oscars.

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